Mission

ONU : l’urgence d’une nouvelle ère !

Soixante-dix ans après la création des Nations Unies et vingt-cinq ans après la chute du mur de Berlin, le monde doit faire face à des mutations sans précédent : un équilibre géopolitique et économique mondial dont les cartes sont rebattues par les pays émergents ; une croissance démographique majeure qui crée le terreau d’inégalités économiques, sociales et sanitaires grandissantes et appelle à mieux prévenir le drame humain des réfugiés; un dérèglement climatique qui doit nous amener à repenser notre modèle de développement ; une communication digitalisée dont la force de frappe est exploitée par les terroristes sans pour autant devoir nous faire céder à la tentation du repli.

La paix, la sécurité et même la sérénité dans nos sociétés sont plus que jamais en sursis.

Face à ces nouveaux défis pour l’Humanité, le besoin de Nations Unies est criant, à condition de démontrer leur capacité à se réinventer pour garder toute leur pertinence, leur légitimité et leur efficacité. Parce que la génération Y est devenue la première génération mondiale – 50% de la population mondiale est âgée de moins de 30 ans- l’aptitude les Nations Unies à démontrer leur modernité et intéresser cette génération n’est plus une option mais une question de survie.
C’est dans ce contexte inédit que le monde votera cette année pour élire son nouveau ou sa nouvelle Secrétaire Général(e), incarnation première de l’institution mondiale qui doit rendre possible l’impossible. Cette personnalité ne devra être ni un Secrétaire ni un Général, mais un leader expérimenté et charismatique ayant démontré son engagement sans faille non pas au service exclusif d’un pays mais pour le bien mondial commun.

Face à la multiplication des crises régionales et des tensions, le nouveau ou la nouvelle Secrétaire Général(e) des Nations devra concentrer ses efforts sur la prévention des conflits au travers d’une diplomatie ouverte, éminemment humaine et proactive. La paix doit également être protégée et promue par l’enseignement du respect des autres et la culture, ainsi que par la construction de sociétés durables, inclusives et résilientes capables de faire face à l’extrémisme et à l’intolérance. Tout ceci suppose de donner un nouveau souffle à ce fameux « machin », souvent critiqué mais jamais remplacé. Irremplaçable.

Nul n’est mieux placé pour relever ce défi déterminant pour notre avenir commun qu’Irina Bokova. Femme, francophone, parlant quatre des six langues officielles de Nations Unies, deux fois élue Directrice Générale de l’UNESCO, cette grande diplomate a fait du dialogue des cultures, de la tolérance et de la coopération internationale et interculturelle son cheval de bataille. Avec quatre décennies d’expérience dans les milieux politiques, au sein des Nations Unies et du corps diplomatique, elle est à la fois respectée et appréciée par les dirigeants des cinq continents. Elle s’est notamment engagée avec détermination dans la promotion de l’éducation et de l’égalité homme-femme, la prévention et la lutte contre l’extrémisme, le terrorisme, le racisme et l’antisémitisme. Francophile, vivant depuis plus de dix ans à Paris, elle est idéalement placée pour défendre une vision du monde conforme à notre culture européenne et à nos intérêts.

Hommes ou femmes politiques, de droite ou de gauche, dirigeants d’entreprise, représentants du monde culturel ou social, juifs, chrétiens, musulmans ou athées, nous nous sommes rassemblés pour défendre une idée aussi simple que déterminante : que les Nations Unies deviennent une plateforme « nouvelle génération » de dialogue et d’échange entre pays et cultures pour promouvoir et maintenir la paix et assurer le développement harmonieux et soutenable de nos sociétés. Nous sommes en effet persuadés qu’Irina Bokova sera la Secrétaire Générale dont le monde d’aujourd’hui  a besoin.

Nous souhaitons que le Président et le Gouvernement français, le moment venu, soutiennent la candidature d’Irina Bokova et s’engagent à promouvoir cette position auprès des autres membres du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Il est de notre responsabilité de Français, Européens et citoyens du Monde, de nous assurer que le prochain Secrétaire Général ou la prochaine Secrétaire générale soit non seulement francophile mais aussi parfaitement francophone, le français étant amené à devenir la langue la plus parlée dans le monde en 2050.

Parce que la voix de la France est écoutée et entendue aux Nations Unies, où elle a le privilège de siéger comme membre permanent du Conseil de Sécurité et d’en assurer la présidence ce mois-ci, le temps est venu pour notre pays de prendre ses responsabilités en faisant entendre son choix de la future Secrétaire Générale !

Pour que la voix de la France continue d’être écoutée et entendue aux Nations Unies, soutenons Irina Bokova!

 

 

Les premiers signataires :

Christine Albanel, Yann Arthus-Bertrand, Pierre Bergé, Michel Boyon, Hélène Carrère d’Encausse, Yves Coppens, Edith Cresson, Xavier Darcos, Chantal de France, Nicole Guedj, Jean-Michel Jarre, Renée Keller, Bariza Khiari, Beate Klarsfeld, Serge Klarsfeld, Julia Kristeva, Catherine Lalumière, Laurence Parisot, Daniel Rondeau, Eric de Rothschild, François Xavier de Sambucy